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Le système nerveux
Le vieillissement a de lourdes conséquences sur le système nerveux central, c’est-à -dire sur le cerveau. Ainsi, on assiste à une diminution du nombre de neurones corticaux, à une raréfaction de la substance blanche, et enfin à une diminution de certains neurotransmetteurs intracérébraux chimiques (en particulier l’acétylcholine). Ce qui se manifeste par un temps plus long pour réagir, par un affaiblissement des performances de la mémoire, notamment pour ce qui est de l’acquisition de nouvelles données. En outre, le vieillissement se manifeste par une baisse de la sensibilité des récepteurs de la soif ce qui implique la diminution des sensations.
Toutes ces modifications entraînent une fragilité cérébrale de la personne âgée vis-à -vis des agressions surtout sous la forme de confusion mentale.
Les fonctions motrices et sensitives centrales sont quant à elles peu modifiées par le vieillissement.
Modification du sommeil
Lorsqu’on vieillit, on ne dort plus de la même manière. En effet, il est reconnu qu’avec l’âge, on assiste à une réduction et à une déstructuration du sommeil. Cette modification est un processus généralisé chez le senior. Elle est en corrélation avec l’affaiblissement de sécrétion de mélatonine entraînant une désorganisation des rythmes circadiens chez la personne âgée.
La mémoire
Avec la mémoire, l’individu a la capacité de capter, coder, conserver et restituer les stimulations et les informations qu’il reçoit. La mémoire met en relation aussi bien les structures physiques que psychiques. Il est important de préciser qu’il n’existe pas une mais plusieurs mémoires. Pour résumer, on recense la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme et celle à long terme.
Quelles sont les différentes mémoires ?
La mémoire sensorielle
Cette mémoire est en corrélation avec la perception visuelle ou auditive et ne dure qu’un bref moment (une demi-seconde), le temps d’identifier les informations perçues. D’autres sens comme le toucher viennent compléter ces informations. Pour illustrer la mémoire sensorielle, on prend souvent l’exemple de la Madeleine de Proust.
La mémoire à court terme ( ou mémoire de travail)
Elle coïncide à la mémoire immédiate qui permet de retenir, pendant une durée comprise entre une et quelques dizaines de secondes, jusqu’à 7 éléments d’information en moyenne.
La mémoire à long terme
A la différence des autres formes de mémoire dont les données s’estompent aussitôt qu’elles sont traitées, il existe la mémoire à long terme ou MLT. La MLT permet de stocker ses souvenirs pendant une longue période ou toute la vie. Avec une capacité sidérante, la MLT permet de conserver les souvenirs, les histoires…Cette mémoire est le dernier rempart face au vieillissement.
Organisation de la mémoire
Différents types de mémoires en interactions se distinguent. A commencer par la mémoire épisodique qui inclut le souvenir des événements, des noms, des dates et des lieux qui sont propres à la personne âgée. Ainsi, elle arrive à se situer dans le temps et l’espace. On distingue aussi la mémoire verbale. Celle-ci s’organise autour de la mémoire sémantique concernant les concepts, le sens des mots et des symboles, et de la mémoire lexicale qui s’efforce à s’attacher la forme des mots, leur prononciation et leur reconnaissance. Puis, il existe la mémoire procédurale qui correspond à la mémoire de l’apprentissage des actions. Grâce à cette mémoire, l’individu retient les procédures, le savoir-faire tout comme l’enchaînement d’actions complexes pour déboucher sur un résultat souhaité. Enfin, on distingue la mémoire déclarative, la mémoire du savoir dire. Grâce à elle, la personne peut formuler de manière consciente des souvenirs ou des pensées.
Les troubles de la mémoire liés au vieillissement
En vieillissant, la personne âgée a plus de mal pour acquérir de nouvelles informations, et le rappel des souvenirs anciens devient aussi complexe. En temps normal, il est possible de stimuler sa mémoire, en la faisant travailler par exemple comme une sorte de gymnastique cérébrale. Ainsi, si la baisse des performances résulte de raisons physiologiques, le vieillissement de la mémoire tire son origine d’une baisse de l’activité psychique, d’un manque d’exercice physique et intellectuel, ainsi que par l’isolement et la rupture de liens sociaux. La mémoire nécessite une sollicitation régulière pour bien fonctionner. Il existe des ateliers de stimulation permettant d’optimiser l’utilisation de ses capacités restantes telles que la mémoire, la réflexion, la concentration, l’attention et la créativité.
Aspect émotionnel
En vieillissant, la personne rencontre différents sentiments. Ainsi, généralement, la personne âgée se sent inutile, seule, abandonnée. Elle se considère aussi comme un « boulet » que l’on traîne. Elle ne souhaite pas être une charge pour ses proches. Si elle éprouve un désintérêt pour la réalité extérieure, par contre elle est très attachée à ce qui touche sa personne, son bien-être et sa sécurité.
Les organes des sens
La vue
Le vieillissement a de profondes conséquences sur les différents sens. A commencer par la vue. On assiste à une réduction de l’accommodation (presbytie) ce qui entraîne une gêne pour lire de près. Sont concernées, les personnes âgées de plus de 40ans. En progressant, on arrive à une opacification progressive du cristallin, ce qui trouble fortement la vision. En effet, cela entraîne une gêne quand la lumière est faible. Autres modifications : la perte de couleurs et la mauvaise tolérance à l’éclairage direct.
L’audition
Après la vue, c’est au tour de l’audition d’évoluer en fonction de l’âge. De cette manière, le vieillissement de l’appareil cochléovestibulaire s’illustre de prebyacousie, une perte progressive de l’audition qui est à l’origine de :
— la réduction de la discrimination dans les ambiances bruyantes,
— la diminution de l’espace de communication, - la réduction de l’acuité auditive pour les sons aigus, les plus utilisés pour la compréhension.
L’appareil musculaire et osseux
On assiste à un vieillissement du muscle squelettique, entraînant de cette manière un affaiblissement de la masse et de la force musculaire. De plus, il est observé que le vieillissement osseux se manifeste par la réduction de la densité osseuse (ostéopénie) - principalement chez la femme sous l’effet de la privation hormonale de la ménopause, et par la diminution de la résistance mécanique de l’os.
Le vieillissement du cartilage articulaire entraîne un amincissement du cartilage et une altération de ses propriétés mécaniques à l’origine d’une fragilité.
L’équilibre
L’équilibre est un système qui provient de l’interaction de la vue, du système vestibulaire (oreille interne) et du système nerveux (sensibilité proprioceptive), et implique également un bon fonctionnement de l’appareil musculaire et osseux.
Le système digestif
Le vieillissement s’accompagne de modifications de l’appareil bucco-dentaire, d’une diminution du flux salivaire et de la sécrétion acide des cellules de l’estomac.
Par ailleurs, le temps de transit intestinal est freiné chez le sujet âgé à cause de la diminution du péristaltisme (ensemble des contractions musculaires qui, concernant le tube digestif, permet la progression des aliments de la bouche jusqu’au rectum).
Ces évolutions ont pour effet :
— Une tendance à la constipation
— Une gêne à la déglutition,
— Une réduction de la sécrétion des sucs.
La peau
La peau témoigne des effets du vieillissement. Déjà , ce qui frappe aux yeux, c’est la perte des qualités élastiques de la peau entraînant in facto l’apparition de ride. De plus, La diminution des cellules secrétant les pigments de la peau (mélanocytes) entraîne un aspect plus pâle de la peau, et sont responsables du blanchissement capillaire.
Egalement, on remarque un affaiblissement de la croissance des cheveux et des ongles, tout comme l’assèchement de la peau qui provient de la baisse d’activité de glandes sébacées et sudoripares.
Le cœur et les vaisseaux
Il a été établit qu’une série de phénomènes marquait le vieillissement du muscle cardiaque.
Ainsi, il apparait une tendance à l’insuffisance cardiaque, se caractérisant par un essoufflement (dyspnée), des œdèmes pulmonaires, de la tachycardie (accélération du cœur). De cette manière, si le débit cardiaque au repos est stable, il s’adapte mal à l’effort.
L’athérosclérose diminue le calibre et la souplesse des artères. Ces anomalies peuvent avoir des conséquences graves comme la formation de caillots et l’augmentation de la pression artérielle systolique.
L’appareil respiratoire
Un affaiblissement de la cage thoracique couplé à une diminution de la souplesse pulmonaire entraîne une baisse de la capacité respiratoire utile. Il faut ajouter que l’altération de la qualité cellulaire limite les échanges gazeux.
En cas d’effort, l’essoufflement est rapide et l’oxygénation se fait mal ou plus difficilement.
L’appareil rénal et urinaire
L’affaiblissement de la fonction rénale provient d’un abaissement du nombre de cellules rénales fonctionnelles. On remarque aussi que le vieillissement de l’appareil rénal se caractérise par une modification du sphincter (qui évolue vers l’incontinence) et à un retardement de la sensation de remplissage vésical (besoin mictionnel impérieux).
L’appareil génital et la sexualité
Chez la femme, dès la ménopause les premiers troubles apparaissent :
— Réduction de la libido.
— Troubles de l’équilibre pelvien
— Atrophie vulvaire et sécheresse vaginale
Chez l’homme, on assiste à des troubles de l’érection, à la réduction du volume du sperme et à l’augmentation du volume de la prostate.

