| Informations et conseils | Les dossiers Aidautonomie | Personnes âgées/ Focus sur le vieillissement |
Les modifications
Le cerveau ainsi que la connaissance et la mémoire sont le socle de la personnalité, donc de la vie consciente. Le cerveau et son état sont déterminants pour lutter contre le vieillissement. Le cerveau est aussi un organe dont les modifications ont le plus de conséquences. Malgré un effort considérable des études et des recherches, un grand nombre d’inconnues subsiste. On remet en cause aujourd’hui le fait que la notion de mort progressive des neurones soit en corrélation avec l’avancée en âge. Ainsi pour les neurophysiologistes, ils considèrent que malgré que le neurone soit malade et fonctionne moins bien et donc que l’activité énergétique diminue, malgré tout, ce neurone est toujours en vie.
Les modifications neuronales sont le résultat des troubles cognitifs liés au vieillissement du senior. Cependant, le vieillissement naturel des neurones ne peut être la seule cause des troubles. Car de nombreuses pathologies ou facteurs externes peuvent détériorer cet état, comme les troubles vasculaires, les médicaments, l’excès de cholestérol entre autres.
Les démences
Pour l’OMS, la définition de la démence est « l’altération acquise progressive de la mémoire et d’au moins une autre fonction supérieure, suffisamment marquée pour handicaper les activités de la vie quotidienne, apparue depuis au moins six mois ».
Cette dégradation porte au moins sur deux fonctions cognitives :
— Les praxies
— Le langage
— La gnosie
— Le jugement et le raisonnement
— Les pensées abstraites
— La mémoire
Dans les démences évoluées, la désorientation temporo-spatiale est un trouble presque systématique.
On distingue 2 types de démences.
Démences dégénératives
On nomme les « démences dégénératives », les démences qui résultent d’une dégénérescence des cellules nerveuses cérébrales. C’est le cas pour :
— la maladie de Parkinson
— l’aphasie primaire progressive
— la démence fronto-temporale (troubles de la personnalité dont une désinhibition sur le plan sexuel et verbal)
— la démence à corps de Lewy
— la maladie d’Alzheimer (environ 60 % des cas)
— la maladie de Huntington
Ces manifestations ne sont pas uniquement liées au vieillissement, mais résultent d’un processus pathologique.
Démences non dégénératives
Les démences non dégénératives proviennent d’un agent ou d’un groupe de facteurs pathogènes de type vasculaire, toxique, traumatique ou tumoral. On rencontre le plus souvent la démence vasculaire.
La Maladie d’Alzheimer
La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative provenant du tissu cérébral qui implique une perte progressive et irréversible des fonctions mentales.
Le fonctionnement de la cellule est ralenti par l’apparition de fibrilles, jusqu’à sa mort prématurée. Ainsi, le cerveau s’atrophie progressivement.
Le premier symptôme de la maladie d’Alzheimer se caractérise par la perte de mémoire. Alors qu’elle se souvient des souvenirs les plus anciens, la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ne se souvient pas de ce qu’elle a fait à l’instant. Par la suite, les « distractions mineures » s’amplifient. Ensuite, on constate que le patient a de plus en plus de mal à s’exprimer. Ainsi l’aphasie, les troubles du langage, progresse, tout comme l’apraxie (les difficultés à coordonner les actions), l’agnosie (perte de reconnaissance visuelle) et la dégradation des fonctions exécutives (prise de décision).
Voici les signes les plus courants qui peuvent faire penser à une maladie d’Alzheimer :
— Problèmes de langage
— Désorientation spatio-temporelle
— Difficultés de raisonnements abstraits (ex : valeur des billets)
— Pertes du jugement
— Egarement d’objets (ex : montre dans le frigo)
— Changements de comportement, d’humeur ou de personnalité
— Difficulté à s’occuper des tâches quotidiennes
— Pertes de la mémoire récente
— Pertes d’initiative
Les traitements de la Maladie d’Alzheimer
A l’heure actuelle, il n’existe pas encore de traitement curatif pour soigner la maladie d’Alzheimer. Cependant des traitements ayant des conséquences positives sur les troubles liés à la maladie ont vu le jour. Ainsi, il est possible d’utiliser des médicaments qui ont pour effet de ralentir la dégradation de la qualité de vie. Les plus répandus sont : l’Aricept©, le Reminyl©, l’Exelon© et l’Ebixa©.
La Maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique qui touche le système nerveux central ce qui provoque des troubles essentiellement moteurs.
Elle se manifeste par l’akinésie qui correspond à l’appauvrissement des mouvements et la perte des mouvements automatiques. Avec cette maladie, le visage du patient est impassible, il a la bouche entrouverte et il cligne assez peu les yeux. Il marche lentement, sans que ses bras se balancent normalement. Le plus souvent, il piétine sans pouvoir avancer convenablement. Cette maladie s’illustre aussi par une hypertonie musculaire extrapyramidale, qui donne une impression de rigidité, impliquant une sensation de "tuyau de plomb" qui peut céder par à -coups (sensation de roue dentée). Le plus souvent, la position du corps est en flexion en avant.
Comme autre signe, la maladie s’illustre par des tremblements de repos des extrémités, surtout du pouce. Cependant, il ne faut pas confondre ces tremblements avec ceux qui résultent du vieillissement.
Les accidents vasculaires cérébraux
Un AVC (accident vasculaire cérébral) correspond à un arrêt brutal du fonctionnement du cerveau du à l’arrêt de la circulation sanguine ou de la rupture d’un vaisseau sanguin dans le cerveau entraînant la mort des cellules cérébrales de la zone touchée.
L’AVC implique une mortalité importante. Pour ceux qui ont la chance de ne pas trépasser avec un AVC, les conséquences sont tout aussi dramatiques. En effet, après un AVC, on a une forte perte d’autonomie et nombreux sont ceux qui deviennent invalides.
_
Généralement, les AVC ont lieu après 55 ans et s’amplifient avec l’âge.
L’athérosclérose peut stimuler l’AVC, car il diminue le calibre et la souplesse des artères. L’AVC est aussi favorisé par les troubles du rythme cardiaque, ou peut résulter de la rupture soudaine d’une artère cérébrale. Cette rupture peut arriver durant le sommeil ou quand il y a une soudaine pression comme la toux, l’orgasme, ou un exercice physique intense.

