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Au service des aidants Le conseil de la semaine Quand notre plus grande difficulté vient d’autres membres de la famille

Quand notre plus grande difficulté vient d’autres membres de la famille

Date de mise à jour : 22 décembre 2011

Quand notre plus grande difficulté vient d’autres membres de la famille

La majorité des aidants ont du mal à jongler avec :
. Toutes les tâches qu’ils ont à faire,
. La pression mentale et physique,
. Le stress. Il arrive que le plus grand facteur de stress vienne contre toute attente d’autres membres de notre famille.

Voici 4 « profils » de membres familiaux dont le comportement apporte une dose de stress supplémentaire à l’aidant principal.

Le membre de la famille qui vit au loin
Les aidants à distance sont plus souvent des aidants anxieux, rongés par la culpabilité « de ne pas être plus présents », et sont souvent éloignés de la réalité de ce que vit au quotidien l’aidant qui est en charge de la personne dépendante. Le résultat est que ces membres de la famille vont d’un seul coup vouloir s’immiscer dans l’aide, en voulant régler plusieurs aspects à la fois, essayant de « deviner » ce qui se passe au risque de casser une dynamique existante et réussie déjà mise en place par l’aidant qui se trouve sur place. C’est un moyen de « régler leurs propres problèmes », leur propre stress, mais cela se fait au détriment du confort de la personne qu’ils souhaitent aider.


Le membre de la famille qui ne veut pas ouvrir les cordons de la bourse
Les difficultés liées aux coûts des services à domicile ou aux établissements d’accueil pour un proche dont on prend soin peuvent être une source de stress ou d’épuisement lorsqu’un autre membre de la famille « tient les cordons de la bourse » et que pour différentes raisons, il ne prend pas en considération ce qui pourrait aider l’aidant principal et le proche dépendant.
« Papa a besoin d’aides professionnelles, en particulier pour la nuit, mais maman ne veut pas toucher aux économies accumulées de peur de ne plus rien avoir dans 5 ou 10 ans. Nous nous relayons entre frères et sÅ“urs, mais c’est épuisant, stressant, alors même que maman détient la solution pour aider papa et nous ».


Le membre de la famille qui voit une « manÅ“uvre » ou une « conspiration » dans ce que nous faisons
Pour nous aidants, qui nous occupons d’un parent atteint de démence, c’est déjà dur de ce seul fait, mais quand un membre de la famille voit dans nos actions ou nos propositions d’actions des intentions tournées contre le proche aidé, voire tournées contre lui-même, ceci ne fait que rajouter du stress sur notre temps disponible ou notre patience.


Le membre de la famille qui « sait tout », mais qui ne fait jamais rien
C’est le profil le plus répandu, nous avons tous un exemple dans nos familles. C’est le membre de la famille qui va venir passer 1 heure ou deux, s’asseoir, demander qu’on lui serve du café ou du thé, et qui va prendre son temps pour nous expliquer pourquoi tout ce que nous faisons n’est pas bien ou adapté. Une fois ses « conseils » donnés, il repart sans proposer de quelque manière que ce soit son aide.

Voici maintenant quelques conseils face à ces situations :
1. Ne laissez jamais les critiques devenir personnelles, revenez toujours sur le sujet de la personne à aider, et de ce qui est le mieux dans son intérêt ;
2. Essayez la communication offensive : donnez plus souvent des informations, tenez les plus souvent informés, cela aura pour effet de réduire leur stress ;
3. Restez sur les faits, ne laissez jamais les émotions l’emporter sur la conversation, n’hésitez pas à utiliser les références de personnes tierces comme le médecin traitant, le docteur à l’hôpital, etc. ;
4. Voyez comment éventuellement utiliser les reproches de ces membres en supports positifs pour vous, en amenant le membre qui critique à agir pour vous aider et aider le proche dont vous prenez soin ;
5. « Videz votre sac » immédiatement dans des forums entre aidants, avec des amis ! Il est primordial de ne pas « emmagasiner » et conserver ces choses négatives en vous. Et surtout, ne partagez aucune de ces choses négatives entendues avec le proche dont vous vous occupez ;
6. Voyez si vous pouvez tourner en dérision tel ou tel avis donné par un membre critique, une fois qu’il est reparti. Le rire est une extraordinaire réducteur de stress ;
7. Répétez-vous plusieurs fois par jour « je ne sais pas comment j’arrive à tout faire, mais j’y arrive » ! Et adressez vous des félicitations et de grandes tapes sur l’épaule !


Le conseil pratique de la semaine est rédigé à partir des messages les plus lus ou échangés entre aidants sur ce forum et qui se prêtent le mieux à une présentation sous cette forme de "conseil pratique".




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5 commentaires

Muriel Les membres d'une famille qui ne s'occupent pas de leur ainé ont souvent l'impression d'être "dépossédés" d'un "pouvoir" de décision voir de main mise sur tout ce qui a trait à la personne protégée, d'où une frustration et un jalousie exacerbée par rapport à la personne qui aide. Entre d'autres termes, la jalousie de ces personnes qui se permettent de critiquer la personne qui aide sont en fait admiratives puisque l'aidant fait ce que "les critiqueurs" ne font pas... Expliquer que ce qui est fait est fait dans l’intérêt de la personne aidée et non contre elle et qu'une décision même mauvaise vaut mieux que pas de décision du tout. Muriel

Le 05/02/12 à 17:46

Anonyme Merci à vous pour tous ces conseils judicieux, car être aidant n'est pas tous les jours facile !

Le 19/01/12 à 18:44

Adeline 5. « Videz votre sac » immédiatement dans des forums entre aidants, avec des amis ! C'est exactement ce que je fais et ça fait un bien fou!!!

Le 28/12/11 à 16:32

ISABELLE CE QUI EST DIFFICILE, C QUAND ON EST PLUSIEURS AVEC DES AVIS DIFFERENTS SUR CE QUI DOIT ETRE FAIT APRES 4 ANS, ON A TOUJOURS PAS TROUVE DE REGLE ENTRE NOUS POUR NOTRE PARENT

Le 28/12/11 à 10:18

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