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Le fauteuil et le lit sont deux meubles très importants pour le bien être des personnes âgées. Il est donc primordial de bien réfléchir au moment de leurs achats. Faut-il opter pour un fauteuil inclinable ou avec releveur ? Faut-il préférer un lit traditionnel ou médicalisé ? Faut-il préférer l’achat ou la location ? Voici quelques indications pour bien choisir son lit et son fauteuil.

Choisir un fauteuil de repos
Généralement, on a du mal à se séparer de son bon vieux fauteuil. Un fauteuil qui au fil du temps a su épouser les formes et la morphologie de la personne. De plus, au moment d’en choisir un nouveau, il faut porter une attention toute particulière à l’essai avant l’achat. En effet, vu que la plupart des fauteuils ont été fabriqués pour des hommes d’une taille de 1,70 m en moyenne, il n’est pas sûr de tout de suite trouver « fauteuil à son pied ». C’est pourquoi, il faut être très vigilant quand on essaye un fauteuil.

Quels sont Les différents types de fauteuil ?
L’acheteur fera son choix parmi trois types de fauteuil :
— Soit un fauteuil de repos classique, de préférence inclinable et avec repose-pieds ;
— Soit un fauteuil releveur (attention, les modèles dits verticaliseurs ne sont pas forcément les plus utiles) ;
— Soit un fauteuil médicalisé, voire gériatrique. Il est indispensable de demander un avis médical pour l’obtention d’un tel fauteuil. Il aura des accoudoirs réglables en hauteur, un dossier en plusieurs éléments, des appuie-tête, etc.
Quels sont les points à surveiller ?
Déjà, ce qui est primordial, c’est de bien se sentir dans son fauteuil. L’utilisateur doit pouvoir y tenir plusieurs positions, surtout lorsqu’on y reste longtemps. Deuxièmement, on doit pouvoir sortir facilement de son fauteuil. C’est le point fort des fauteuils releveurs. Après, il faut prendre en considération l’assise. Elle ne doit pas être trop profonde, sinon, il sera plus compliqué de se relever. Puis, les pieds doivent toucher le sol, et les cuisses être en angle droit par rapport aux jambes. Il faut tout de même faire attention à ce que le siège ne soit pas trop haut, sinon il sera difficile de s’en extirper. Autre élément à prendre en considération : la hauteur du dossier. Ce dernier doit être assez haut (70 cm) pour pouvoir soutenir l’ensemble du dos et la tête. De plus, le dossier doit être légèrement galbé afin de suivre les formes de la colonne vertébrale. Les dossiers à inclinaison variable seront préférés. Pourtant, il faut veiller à ce que le dossier ne soit pas trop penché vers l’arrière alors que l’assise reste horizontale, sinon la personne a des chances de glisser. En option, pour que la tête ne bascule pas, on peut privilégier un repose-nuque ou des oreillettes. Après la hauteur du dossier, il faut s’intéresser aux accoudoirs. Ils doivent être suffisamment longs et larges pour que l’utilisateur puisse s’appuyer dessus pour se lever. Pour une meilleure prise en main, on préférera des extrémités arrondies qui sont plus facile à saisir. On optera aussi pour des côtés pleins afin d’éviter la chute d’objets. Ensuite, il faut porter une attention toute particulière au repose-jambe. L’utilisateur doit pouvoir se relever sans être obligé d’écarter les jambes. Le repose-jambe le plus utile est celui qui se replie complètement sous le siège. Nombreux repose-pieds sont amovibles ou s’abaissent perpendiculairement. Sinon, comme autre solution, on peut utiliser le pouf repose-pieds. Enfin, le fauteuil doit facilement s’entretenir. C’est pourquoi, vaut mieux qu’il soit déhoussable et lavable (notamment à cause des éventuelles petites fuites urinaires).
Combien ça coûte ?
Les modèles varient entre 450 et 2 500 €.
Quelle est la prise en charge ?
Les fauteuils de repos ne sont pas pris en charge par la Sécurité sociale. Toutefois, seuls les fauteuils gériatriques qui sont équipés d’un système dit « garde-robe » ou « chaise percée, peuvent prétendre à une prise en charge. Cependant, celle-ci reste très partielle.

Choisir un lit
La personne âgée doit opter soit pour un lit traditionnel ou soit pour un lit médicalisé. Pour ce qui est du lit traditionnel, il suffit de peu de choses parfois pour améliorer son confort. A savoir, légèrement rehausser le lit pour faciliter le lever. Pour cela, il suffit de se servir de blocs surélévateurs, c’est-à-dire des petits cubes (de 10 cm à peu près en fonction de la taille de la personne) dans lesquels on pose les pieds du lit. On peut aussi utiliser des pieds de lit extensibles. Ces pieds s’avèrent être une solution novatrice, facile à réaliser et bon marché, pour que la literie domestique s’adaptent à des besoins temporaires ou prolongés. Ainsi, la literie traditionnelle se convertit en une literie semi-médicalisée, en développant un plan de couchage en position de déclive ou en position de proclive. Ensuite, pour améliorer le confort de son lit, il faut remplacer son vieux matelas par un en latex, assez dense mais pas trop dur. Un matelas trop dur fera que le poids du corps se portera massivement sur les épaules et les hanches. Autre élément : l’ajout d’un relève-buste, d’un « fauteuil de lit », que l’on posera à la place de l’oreiller, ou un inclinateur qui se situera sous le matelas.
On peut aussi choisir des équipements plus spécifiques, comme l’arceau de lit qui, placé sous le drap du dessus, évite le contact direct avec la peau.

La plupart du temps, le lit médicalisé comporte des roulettes et des montants latéraux qui empêchent le matelas de glisser. Il est proposé avec un sommier à un, deux, trois voire quatre plans.
— Un plan : sommier ordinaire.
— Deux plans : un relève-buste facilite la position assise.
— Trois plans : on ajoute un relève-jambes.
— Quatre plans : une plicature au niveau des genoux parfait le tout. Certains sont prévus pour accepter un porte-bassin

Faut-il acheter ou louer ?
Financièrement, il vaut mieux préférer la location à l’achat. Ainsi, psychologiquement, on considère le lit médical que comme temporaire. Cependant, la location comporte des limites, celles de la dégressivité des remboursements de la Sécurité sociale. Il faut ajouter que les modèles de location s’apparentent à de vrais lits d’hôpital. Si l’on souhaite un usage prolongé, ou simplement acquérir un « beau » lit, il est préférable de l’acheter. Pour que la Sécurité sociale rembourse un lit médicalisé, il faut répondre à des critères très stricts. De plus, on peut adapter un sommier médicalisé à son lit.
On peut acheter des lits de type médical (mais non inscrits au tarif interministériel des prestations sanitaires) à moins de 700 €. Pour un lit médicalisé de style, le coût est compris entre 2 000 et 3 000 €.

Les matelas anti-escarres
Pour les personnes qui sont alitées durablement, il est important d’éviter les escarres qui sont facteurs de douleurs et d’infections. La meilleure des préventions reste la mobilité. Il faut admettre que ni un coussin ni un matelas ne peuvent remplacer l’activité. Le matelas gaufrier est de loin le matelas anti-escarres le plus utilisé. Ce matelas gaufrier est en mousse et comporte des éléments de densité variable. Il répartit différemment les pressions et permet une meilleure aération de la peau par-dessous. Ce n’est pas un matelas curatif mais un matelas de prévention. Pour lutter contre les effets de la friction, mais pas ceux de la macération, il existe des sur-matelas, à eau ou à air. Le sur-matelas à eau n’est pas beaucoup utilisé. Car son remplissage doit être réalisé avec précision et il est nécessaire de trouver le bon équilibrage thermique entre l’eau et le corps. Il est plus pratique et confortable de se servir de sur-matelas à air. Grâce à deux circuits d’air indépendants, les zones d’appui se modifient habituellement par gonflage ou dégonflage. Grâce à un compresseur, on peut gonfler le sur-matelas. Par contre, il ne doit pas se faire trop bruyamment. Des modèles fonctionnant avec de l’air statique, livrés avec un gonfleur, ont vu le jour. Par contre, ils ne sont pas confortables et efficaces. On peut aussi compléter les matelas anti-escarres avec des coussins anti-escarres, des protège-talons ou protèges-coudes ou bien encore par des anneaux de surélévation fixés autour de la cheville.

Les accessoires de lit
Quand on est longtemps alité, la table de lit est d’un véritable secours. Il est préférable d’opter pour un modèle comportant des roulettes et réglable en hauteur. Les modèles à "double plateau" incluent un plan inclinable pour faciliter la lecture, et un autre qui reste horizontal pour la boisson. Cela coûte entre 75 et 150 €. Il existe aussi le plateau de lit. Il est certes moins onéreux, mais par contre, il n’est pas toujours très pratique.
Combien ça coûte ?
Il faut compter entre 180 et 300 euros pour acheter un matelas gaufrier. Quant au sur-matelas à eau, il coûte dans les 100 euros. Le sur-matelas à air est moins cher, 50 euros environ. Par contre, le compresseur, lui est coûteux : 450 euros. On peut aussi opter pour la location, soit 15 euros par semaine.
Quelle est la prise en charge ?
Pour les lits médicaux (avec au moins deux fonctions : hauteur variable, relève-buste, relève-jambes, plicature des genoux) :
— Forfait de location hebdomadaire : 16 €.
— Forfait de livraison, de mise en service et de reprise du matériel à domicile : 96 €.
— Achat du lit avec accessoires (potence, support pour bassin) : 933 €. La prise en charge est accordée sous strictes conditions médicales (comme pour les patients "atteints d’affections neuromusculaires entraînant un déficit fonctionnel non régressif "), non renouvelable pendant 5 ans.
— Achat de barrières : 209 €.
— Prise en charge des réparations de la télécommande : 23 €.
— Prise en charge des réparations (après deux ans) du moteur électrique : à concurrence de 154 €.

Pour Les matelas ou sur-matelas de prévention des escarres : la Sécurité sociale les prend en charge, sous réserve de prescription médicale, à hauteur de 65 % du tarif (100 % en cas d’affection de longue durée) pour un matelas par an. La location du compresseur est aussi remboursée.
Par contre, excepté les arceaux de lit et les alèses imperméables, les accessoires ne sont pas pris en charge.


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